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2012

 

  Mardi 8 mai

  arton544-141a0Un sexologue, conseiller conjugal et théologien

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8 Juillet: en cours

8 Aôut: soirée festive

 

 

 

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2011- Janvier- Etre juif en France-1ére partie- Rappels Historiques

« Etre Juif en France , aujourd’hui »

 

Rappels Historiques

-         Il y a une présence juive en France dès le IV ème siècle de l’ére Chrétienne, dans la région d’Avignon attesté par la mise à jour d’objets cultuels et usuels.

-         A près l’avènement de Clovis, l’Eglise tente de ramener, par un prosélytisme virulent les « brebis égarées » en son sein et parallèlement elle adopte la théorie du Pape Gregoire le Grand (540-604) selon laquelle le peuple « à la nuque raide » doit subsister être témoin de l’histoire. Donc pas de persécution, mais les juifs étant rétifs il faut les séparer des fidèles d’autant que la foi de ces derniers n’est pas toujours enracinée : Grégoire le Grand tempête contre les Chrétiens qui se reposent la sabbat plutôt que le dimanche.

En résumé on peut penser que jusqu’à la fin du 1er millénaire, les juifs ont trouvé une place dans la société. Le climat de violence envers eux ne s’installera que plus tard. Passons quelques siècles, les croisades qui sont dans la mémoire collective des juifs ressenties comme une catastrophe. Nous arrivons à l’expulsion de 1394. Si au cours de cette période les juifs sont devenus odieux et insuffisant aux regards de la population, d’ou des massacres et des exaction, c’est parce qu’on leur a fait jouer le rôle d’usurier. De religieux à l’origine l’anti judaïsme est devenu économique.

Notons que les « disputations » qui sont des joutes oratoires entre Chrétiens et Juifs étaient courantes jusqu’au 12ème siècle. Le morcellement territorial reste une aubaine pour les juifs. Les juifs chassé par Philippe Auguste en 1182 sont recueillis par la Champagne. Et si à partir de 1394 il n’y a plus de juifs dans le royaume, du fait de l’acquisition de nouvelles terres, sous divers formes, guerre, alliance, mariages etc.… on assiste à une nouvelle expulsion en 1615.

-         A la veille de la révolution Française, les juifs ont des statuts différents selon les régions.

  • Les juifs au sud ouest (Bordeaux) sont plutôt estimés parce que puissants économiquement, ils vont relativement bien s’intégrer tout au long du 18ème siècle à la classe dominante.
  • Les juifs de Metz (Lorraine) sont tolérés mais méprisés, ils vivent dans l’ombre de la ville protectrice.
  • Les juifs d’Alsace sont à cette époque les parents pauvres du judaïsme, néanmoins et c ‘est un point commun à tous, quelques soit la région, ils s’efforcent de se rendre utiles pour être tolérés, avec plus ou moins de succès.

 

Et nous arrivons au grand tournant pour le judaïsme Français voire Européen, la révolution qui engage le processus d’émancipation- le fameux discours de Clermont TONNERRE : « … il faut tout refuser aux juifs comme nation et tout accorder aux juifs comme individu ». Le décret de 1791 fait des juifs des citoyens à part entière.

La France malgré de nombreuses bavures devient un modèle d’un espoir pour tous les juifs d’Europe.

De Napoléon, on notera l’organisation de la communauté et surtout l’enregistrement à l’état civil de tous les Français de confession juive.

Le 19ème confirmera peu à peu l’intégration des juifs dans la nation française avec leur installation dans les grandes villes qui leur avait longtemps été refusée, ceux ci du fait de l’ére industrielle, quittant les campagnes plus vite que les Chrétiens car ne possédant que très rarement des terres.

Les juifs bien intégrés dans la société s ‘imaginant naïvement  que leur réussite leur a concilié les esprits. Ils ont répondu aux espoirs mis en eux. Ils ont fourni à l’Etat, profs, médecins, ingénieurs, commerçants etc.… Ils se sont rendus utiles. Dans la réalité, ils vont susciter une nouvelle animosité, illustrée par l’affaire Dreyfus dans la 2ème moitié du 19ème siècle.

A la fin du 19 ème siècle, la république laïque s’affirme respectueuse de toutes les croyances, Dieu est simplement rejeté dans l’aire du foyer familial, ce qui n’empêche pas une véritable « guerre »de religion entre cléricaux et anti-cléricaux républicains qui durera pratiquement jusqu’à la seconde guerre mondiale.

- La communauté juive qui comptait environ 300 000 membres en 1938, n’en compte plus que 200 000 en 1945. Chaque famille a été touchée. La communauté institutionnelle est a reconstruire, bâtiments et dirigeants. Cette situation provoque un grand désarroi qui se traduit souvent par un refus d’assumer son judaïsme ( changement de nom, mariage mixte, conversions).

Dès 1947 sont créées les Amitiés judéo-chrétiennes afin de résoudre le contentieux entre l’Eglise et les juifs, cela prendra encore du temps mais débouchera quelques années plus tard sur la constitution de groupe inter-religieux comme celui d’Etampes qui permettent une meilleur connaissance mutuelle et donc un respect, allant  jusqu’à une réelle amitié parfois.

- La guerre froide estompe l’esprit de la résistance, dès le début des années 50 l’extrème droite refait surface avec son antisémitisme, toujours vivace et son négationnisme de la Shoah, suscitant une réelle déconvenue dans la communauté juive. La désillusion sera bien plus grave concernant la révélation de l’antisémitisme d’Etat de l’URSS, sous couvert d’antisionisme.

L’antisémitisme, explicitement condamné en 1963 par le  Concile Vatican II est de plus en plus inavouable. Mieux, l’arrivée massive de 300 000 juifs du Maghreb, modifie certes la communauté juive, mais ne crée aucune manifestation d’antisémitisme.

L’autre aspect qui change et renouvelle les mentalités de la communauté juive, c’est la montée d’une nouvelle génération née après la guerre mais souvent obsédée par celle ci. Pour ces jeunes juifs, souvent coupés de la vie religieuse, l’identification au judaïsme se fait par la lutte contre l’antisémitisme. « Plus jamais » est le cri de ralliement. Cette génération place au 1er rang de ses préoccupations le soutien à l’existence de l’état hébreu, parce que c’est là le plus grand danger pour les juifs mais aussi l’asile le plus sûr pour les juifs persécutés dans le monde. On peut soutenir l’existence d’Israël et être un bon citoyen français.

 

Pour en revenir à Vatican II, son apport le plus important est semble t-il que le judaïsme ne subsiste plus comme seul témoignage, ce n’est plus la relique d’un passé, mais quelques choses de bien vivant. Condamné par l’Eglise l’antisémitisme est aussi un délit sanctionné par la loi du 30/07/72. Aujourd’hui, si la communauté juive française est divisée, elle reste souven,t très soudées autour de 2 axes : le foyer français, une langue, une culture, des mœurs, un ensemble de valeurs (respect du bien public, passion  des droits et libertés individuelles, goût de l’égalité et de l’équité) « Heureux comme un hébreu en France » adage des shtetls de l’Est. Et le 2ème axe est le soutien indéfectible à l’existence d’Israël.

La laïcité est la garante du bien vivre ensemble.

 
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