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2012

 

  Mardi 8 mai

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2010 novembre- pauvretés et bénévolat

 

Pauvretés - Bénévolat

 

 

Le blog du 8 – Comment vivre en Chrétien dans notre monde actuel ?

Pas forcément généreux mais fraternels – on peut être charitable même quand on n’a rien.

                                                                     Père Jean Luc FACOEUR journée du 9 octobre10

         

En quoi le fait d’être chrétien nous aiderait à être présent dans le monde et quelle présence?

 

 

Je  vous propose de témoigner de ce que je vis, ce que je crois aujourd’hui, éclairée par une expérience enrichie de 2 ans de bénévolat au Secours Catholique.

Mes propos, sont nourris des commentaires de Madame Françoise Dolto à propos des textes des Evangiles : Le pharisien et le collecteur d’Impôts, Le bon Samaritain. De l’intervention du Père J.luc  Facoeur, lors du colloque Secours Catholique Essonne le 9 octobre dernier.  S’y ajoute Dieu recherche l’homme de J.Paul II, puis de la  Lettre des Evêques de France : Disciples à la suite du Christ.

 

1 -Nous vivons dans une civilisation du paraître.

Beauté, santé, jeunesse, fric… sont à l’affiche au point que nous  pourrions parfois nous demander si ce sont les Individus qui importent ou bien ce qu’ils montrent ?

Nous sommes envahis par les offres d’achat. Cette obligation d’Avoir pour Etre, créée une sorte de chacun pour Soi et se traduit par un égoïsme qui ne nourrit pas notre Etre profond mais davantage l’idée que  le «  plus malin » se débrouillerait et s’en sortirait mieux.

 

En France, en 2010, des familles vivent avec moins 10 euros/jours (il semble que ce soit beaucoup moins). Hors les médias avancent 10 et même 100 mille euros jours pour d’autres. Ne pas avoir une rolex à 50 ans c’est aussi avoir  raté sa vie. Dans cette course, ceux qui ont peu ont moins encore. – Il y a c’est sûr les pauvretés matérielles : elles sont le plus souvent dégradantes, avilissantes, les personnes perdent les repères de vie avec d’autres,  ce qui entraînent isolement et solitude.

 

Nous savons que les pauvretés sont multiples et parfois découlent de la première : les  pauvretés psychiques, affectives, spirituelles…Nous comprenons bien que nous sommes concernés. Chacun de nous sait bien qu’il a ses propres blessures, ses fragilités…Que nous sommes des vases d’argile. Et si chacun de nous peut se reconnaître pauvre, c’est important dans notre rencontre avec l’autre. C’est peut-être même ce qui va nous aider à voir en l’autre un semblable.

 

 

2-Cependant dès la Gn il est dit que  l’homme est créé à l’image de Dieu.

 Dieu nous a crée pour vivre les uns pour les autres. Pas à côté ! Important dans un monde de profit, et d’apparences, revenir aux fondamentaux ! L’homme créé à l’image de Dieu : tout un programme ?!. Et Dieu ne cesse de nous le faire savoir. Pour ceux d’entre vous qui aurons vu le spectacle « les Hommes de  Bible » ND du Fort le 2 octobre  dernier – ils se souviendront que le Seigneur ne cesse de souffler le désir et la confiance en l’homme. Pas seulement pour l’homme lui-même  mais pour le bien de tous les hommes : la mission

Dans la tradition judéo chrétienne et selon la Bible  des voix se sont élevées pour défendre les pauvres : Amos 8 siècle avant JC : Amos 8 v 4 à 16. (le nom d’Amos peut se traduire par Dieu a porté)(lire aussi la présentation du livre d’Amos dans la TOB).

 Ecoutez ceci, vous qui vous acharnez sur le pauvre

Pour anéantir les humbles du pays,

« Quand donc la nouvelle lune sera-t-elle finie,

que nous puissions vendre du grain,

et le sabbat, que nous puissions ouvrir les sacs de blé,

diminuant l’épha (la mesure), augmentant le sicle,(le prix)

faussant des balances menteuses,

achetant des indigents pour de l’argent

et un pauvre pour une paire de sandales ?

nous vendrons même la criblure du blé ! »(les déchets du froment)

Je vous laisse le soin de lire la suite.

 

Pour ce qui est de l’attitude des possédants ? Rien de nouveau sous le soleil !

 

Certes dans l’ancien testament on entend souvent Dieu comme un Dieu de Justice.

3-Il y eu la nouvelle alliance

A y bien regarder ce n’est pas si différent de l’ancienne alliance, simplement que ce qui était   demandé dans la Loi, nous est rappelé par l’Amour avec Jésus Christ.

 

Aimer c’est le contraire de vivre en circuit fermé !

Aimer c’est :

Le contraire de posséder pour soi : richesse, savoir, pouvoir.

 

Lors de  la montée vers Jérusalem, Jésus rencontre un légiste pas très bien intentionné qui lui demande : Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ?

Réponse de Jésus : Aimes ton prochain comme toi-même !

Le légiste : Qui est mon prochain ?

 

Parabole du bon Samaritain Selon St Luc 10 v33 à 35Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui, le vit et fut pris de pitié. Il s’approcha, banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin, puis le chargea sur sa propre monture, le mena à l’hôtellerie et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers et les donna à l’hôtelier en disant : « Prends soin de lui, et ce que tu auras dépensé en plus, je te le rembourserai, moi, à mon retour. »

 

Aimer c’est être capable de voir en tout autre un semblable, s’identifier à lui comme le Samaritain l’a fait, reconnaître que les « défauts de mon voisin où ses carences sont aussi miennes que siennes ».

 

Pour Jésus aimer ce n’est pas être gentil, bon aimable mais c’est faire en sorte que des communications puissent s’établir  en nous, entre nous, avec tous les hommes.

 

Toujours la montée vers Jérusalem. : Jésus à l’adresse de certains hommes qui se flattaient d’être justes :

 

Le Pharisien et le publicain Selon St Luc 18 v 10 -13Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était Pharisien et l’autre publicain. Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : « Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain : je jeûne deux fois la semaine, je donne  la dîme de tout ce que j’acquiers ».

Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait, la poitrine, et disait « Mon Dieu,  ait pitié du pêcheur que je suis ! »

Et Jésus poursuit : Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l’autre non.

 

Jésus n’était pas l’ennemi de ses adversaires, pharisiens, gd prêtres. Il était ennemi de ce qu’ils faisaient, mais non de leur personne. De même il n’était pas l’ennemi des riches, ni des intellectuels comme tels. Il était triste de leurs attitudes de ce que leur spiritualité soit si malmenée par les positions qu’ils prenaient.

 

Le drame dans notre monde d’artifices, c’est que nous  fabriquons une image de nous, que nous faisons de la représentation vis-à-vis de nous et vis-à-vis des autres. Plus ou moins forcés parfois pour ne pas déplaire à notre travail, notre famille, nos amis …

 

4 - L’évangile est un itinéraire de « pauvreté »

 

Jésus n’a-t-il pas dit j’apporte le feu, j’apporte l’épée

Au nom de quoi ? Au nom d’une vérité qu’il intime au cœur de chacun de nous, de chercher, tout en aimant ceux qui ne la cherche pas.

C’est ainsi qu’est vécu le désir qd il est vécu profondément, jusque dans la tripe de qq’1 qui se risque pour son désir qui risque d’avoir l’impression d’y perdre sa vie, foi, amour et estime des autres, et dans la réalité, parfois subir des menace s, prisons, tortures, mépris et la détresse des êtres les plus chers.

 

 Quelle force agissante en nous pourrait révéler cette envie de vivre et de communiquer ?

 

-Dieu recherche l’homme : En JC, Dieu ne parle pas seulement à l’homme mais il le recherche. L’incarnation du fils de Dieu en témoigne, Dieu recherche l’homme. Jésus parle de cette recherche comme des retrouvailles avec la brebis perdue (cf Luc 15, 1-7)/ C’est une recherche qui naît au cœur même de Dieu et qui a son point culminant dans l’incarnation du Verbe. Si Dieu va à la recherche de l’homme créé à son image, à sa ressemblance, il le fait parce qu’il l‘aime éternellement dans le Verbe, et il veut l’élever dans le Christ à la dignité de fils adoptif… J.Paul II

 

 

L’itinéraire de désir la porte, l’ouverture qu’est Jésus me montre que jamais le désir pour porter du fruit à long terme, ne peut être vécu pour soi. Toujours il est à vivre pour les autres et avec les autres.

 

Le pauvre : parfois j’en éprouve de la  répulsion (oui mais je peux lui parler !)C’est Jésus qui est en lui !

C’est cela la nouveauté, on ne pouvait du temps des juifs, en effet Dieu était justice. Si donc Dieu l’avait mis dans cet état, il y avait une raison : il avait mérité son sort. Dieu le voulait ainsi. Jésus a apporté une autre loi, une autre alliance : il est dans le petit, le plus malade, le plus démuni, le plus étranger. C’est Jésus que nous rencontrons en tête à tête. Jésus est donc là présent quand on ne peut se projeter dans l’autre.

Jésus n’abolit pas l’ancienne alliance, il la transcende. La nouvelle alliance  des hommes entre eux.

Il est vrai que reconnaissant, un petit, un démuni, un esseulé et le reconnaissant semblable à nous, nous lui donnons une âme en l’aimant.

Où puisons nous la force ?

 

Par le baptême nous avons reçu la force d’un tourbillon d’amour fluide et circulant.

 

Ainsi, nous ne pouvons qu’ « activer » notre foi, puisqu’elle est agissante en nous, en acceptant de servir nous ne faisons rien de plus que remercier Celui qui a donné.

Et cependant,  nous ne savons pas la plupart du temps ce que nous donnons. Ainsi, n’avez-vous jamais écouté dans le silence une personne parlant de ce qui la trouble profondément, et qui, alors que vous n’avez pas ouvert la bouche vous remercie de lui avoir si bien parlé. Nous ne comptabilisons pas  ce que nous donnons et même avec beaucoup de maîtrise le pourrions-nous ? Le don, est le contraire de la maîtrise. Ne nous arrive-t-il pas d’intervenir auprès d’une personne parce que nous sentons à l’intérieur de nous la nécessité impérieuse de le faire. (le Bon Samaritain).  Qui mène l’entreprise vraiment? 

 

Chrétiens nous n’avons pas le monopole de la générosité :

 

D’autres religions, d’autres personnes se disent athées, font un travail de terrain considérable que peut-être chrétiens nous ne faisons pas ! Leur engagement peut être sans concession : ex de cette ONG dénonçant les dons de farine lait et produits pharmaceutiques pour bébés, de mauvaise qualité envoyés au pays d’Afrique – « mieux vaudrait pas de dons plutôt que des dons frelatés qui font tort aux consommateurs ».

Sans oublier toutefois, que les aides et soutiens aux malades, indigents dans l’histoire sont partis de l’action et l’inspiration de grandes figures du christianisme,  même si d’autres ont suivis (le plus souvent des  croyants une manière de reconnaître la transcendance dans un monde qui se voudrait sans Dieu !)

 

Chrétiens, nous n’avons pas le monopole de la générosité,  parce qu’aussi nous n’avons pas le monopole de Dieu ! Son Esprit souffle où Il veut, nous ne le retenons pas.

 

 Et nous, nous savons que l’Esprit est présent dans le monde, qu’Il a « besoin » de l’homme pour se propager.  

 

 

5 -Pour nous, chrétiens, difficile de ne pas être interpellés par les pauvretés de ce monde !

 

 

-Et si c’était le pauvre qui nous disait l’essentiel 

 

Un bénévole, 63 ans, retraité d’une carrière que beaucoup pourraient envier, a proposé son aide  (secours catholique) sa motivation : « je voudrais donner sens à ma vie !»

En quoi le bénévolat, donnerait sens à notre vie ?

 

A la réaction de ce monsieur, je dirais, Oui sans hésiter ! il y a du bonheur à servir. Parce que nous rencontrons des personnes différentes de nous, agaçantes par certains côtés,  récriminant souvent,  … Parfois même ces personnes peuvent nous répugner parce que sales, tricheuses, trompeuses, grossières…Mais ces personnes « différentes  nous questionnent sur nous-même, notre regard, c’est aussi ce qui  nous permet de nous poser des questions : Ne suis-je pas moi aussi engluée dans une part d’ombre ? mes fragilités ne sont elles pas difficiles à supporter au milieu de ce monde du toujours paraître à son avantage, où rien ne doit manquer ? Rencontrer ces personnes, notre ami bénévole l’exprimait justement : c’est retrouver du sens ! (c’est un peu comme dans ce moment où nous sommes à une intersection, le moment où nous choisissons le chemin à prendre). = Librement guidé.

Lorsque nous allons vers ces personnes, ce peut être pour transmettre la vie qui nous fait vivre, c’est parfois aussi retrouver en nous même l’envie de vivre, une autre bénévole exprimait s’être engagée à la mort de son mari.

 

 Ce compagnonnage peut-être pour retrouver l’essentiel de notre Etre. Ce face à face avec l’autre devient alors une rencontre. Et si cette rencontre intéressait Dieu ? Et si c’était Dieu ?

 

Alors ce serait cela  la mission ? Vivre relié ?

 

-Bénévolat une cause endossée à plusieurs

 

1- Il y a du bonheur à servir ! Pourtant pas toujours simple ces personnes différentes que nous rencontrons : les accueillies mais aussi les bénévoles (chacun de nous a son histoire, son expérience, ses réactions et la confrontation dans un milieu difficile ou du moins délicat, n’est pas toujours facile. Tel ou tel n’avance pas forcément comme nous voudrions, les attitudes pas celles que nous pensons être les bonnes. Le recrutement de bénévoles est parfois difficile et la place que nous réservons à ceux qui aident pas toujours évidente. Toutefois, la fraternité d’action qui nous unit permet de faire en sorte que  chacun s’écoute et se parle. C’est probablement de ces moments que viennent les fruits.

 

2- En mouvement (en association)  nous sommes reliés. De par son histoire, sa recherche, le mouvement soutien notre démarche, nous aide, nous guide dans notre action. Il peut être référence : nous ne sommes pas seuls à oeuvrer sur un territoire donné. Nous pouvons bénéficier d’un soutien face à la complexité et la multiplication des lois afin d’aider toujours mieux les personnes en demande. Le regard extérieur, des encadrants renouvelle notre démarche de terrain, favorise notre recherche, nous tient en alerte et nous permet de rester éveillés.

Des veilleurs voilà bien le plus beau rôle que nous avons à jouer sur la scène de ce monde,  suivant les consignes du Grand Eveilleur qu’est Jésus.

Disciples à la suite du Christ (Magnificat nov. 2010 p67) Lettre des Evêques de France :

 

 

 

 

 

 

 

 

Psaume 19 (18) TOB

Les cieux racontent la gloire de Dieu

le firmament proclame l’œuvre de ses mains.

Le jour en prodigue au jour le récit,

la nuit en donne connaissance à la nuit.

 

Ce n’est pas un récit, il n’y a pas de mots,

leur voix ne s’entend pas.

Leur harmonie éclate sur toute la terre

et leur langage jusqu’au bout du monde.

 

Là-bas, Dieu a dressé une tente pour le soleil :

c’est un jeune époux sortant de la chambre,

un champion joyeux de prendre sa course.

D’un bout du ciel il surgit,

il vire à l’autre bout,

et rien n’échappe à sa chaleur.

 

La loi du Seigneur est parfaite,

elle rend la vie ;

la charte du Seigneur est sûre,

elle rend sage le simple.

Les préceptes du Seigneurs sont droits,

ils rendent joyeux le cœur ;

Le commandement du Seigneur est limpide,

il rend clairvoyant.

La crainte du Seigneur est chose claire,

elle subsiste toujours ;

les décisions du Seigneur sont la vérité,

toutes, elles sont justes.

 

Plus désirables que l’or

et quantité d’or fin ;

plus savoureuse que le miel,

que le miel nouveau !

 

Ton serviteur lui-même en est éclairé

il trouve grand profit à les garder.

Qui s’aperçoit des erreurs ?

Acquitte-moi des fautes cachées !

Eloigne aussi ton serviteur des orgueilleux :

qu’ils n’aient pas d’emprise sur moi,

alors je serai parfait

et innocent d’un grand péché.

 

Que les paroles de ma bouche

et le murmure de mon cœur

soient agréés en ta présence,

Seigneur, mon roc et mon défenseur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
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